Ringvorlesungen

Des cycles de conférences sont organisés dans les enseignements du Pôle de recherche et d'enseignement "Vieillissement, éthique et droits".

  • L'embryon humain et le début de la vie : questions éthiques (SP 24)

    Les questions les plus brûlantes de la bioéthique d’aujourd’hui renvoient à une conception de l’homme et de la personne humaine. Le cours-séminaire a pour but de comprendre les philosophies de l’homme sous-jacentes aux différentes prises de position sur l’embryon et le fœtus humains : phénoménologie sartrienne, réalisme de l’être, utilitarisme ou philosophie de la liberté, on présentera un panorama des grandes options actuelles, dans une perspective critique. Il posera également des questions d’actualités, dont notamment celle d’un "eugénisme libéral" qui se pose de manière inédite. 

    Puisque la question est interdisciplinaire, on fera appel à plusieurs spécialistes (médecins, psychiatres, théologiens, juristes…) qui interrogeront la pratique actuelle de manière critique.

  • L’euthanasie : questions éthiques (SP 23)

    La situation démographique, le vieillissement de la population et les progrès de la médecine forment le soubassement de graves controverses sur la fin de vie. En France, le débat est lancé sur l’euthanasie ; en Suisse, le nombre de suicides assistés augmente rapidement. Il est urgent de s’interroger sur la revendication d’un « droit de mourir » qui s’exprime dans des demandes d’euthanasie ou d’aide au suicide. Non seulement la philosophie et l’éthique sont sollicitées, mais encore le droit, la sociologie, la médecine et les soins infirmiers. Des spécialistes reconnus dans chacun de ces domaines présenteront les enjeux majeurs de la question de l’euthanasie : le fondement de nos sociétés est pris dans une mouvance qui requiert une pensée claire et une solide expérience.

  • La crise de l'autorité (SP 22)

    Le constat semble sans appel : l’autorité s’effrite partout, en particulier dans la mentalité post-moderne. Aujourd’hui, qui dit autorité, dit crise de l’autorité, celle des parents, des professeurs, des médecins, des patrons, des hommes politiques, des représentants de la loi, des hommes d’Eglise, des intellectuels et même des forces de l’ordre. 

    Dans une société où règnent l’égalité et l’individualisme, un ordre hiérarchique peut-il régner ? L’autorité est-elle encore possible ? Y a-t-il un art spécifique de son exercice ? Face à l’abondance des recettes que propose la littérature ambiante, la philosophie permet-elle d’approfondir la notion et de renouveler le sens de l’autorité ? Mais au fait, l’autorité est-elle encore souhaitable ?

    Plusieurs intervenants, issus de la médecine, du droit, de l’enseignement ou de la théologie éclaireront ces questions sous des jours nouveaux.

  • Procréations médicalement assistées : du « droit » à l’enfant aux droits de l’enfant (SP 21)

    La procréation médicalement assistée visait originellement à procurer à des couples stériles des moyens d’avoir un enfant. Depuis lors, elle s’est développée au point de sélectionner certaines vies humaines (diagnostic préimplantatoire). D’autres techniques permettent de scinder la parentalité : avec la grossesse pour autrui ou le don d’ovocytes, un enfant peut désormais avoir trois mères et deux pères. Enfin, la congélation d’ovules permet aux futures mères de décaler le moment de la grossesse pour des raisons sociales ou personnelles.

    Ce cours-séminaire abordera deux types de questions : d’une part il interrogera les principales conceptions du statut de l’embryon humain, et d’autre part il questionnera les avantages et les risques de certaines pratiques. Il abordera notamment les questions de la filiation et de l’identité, du « droit » à avoir un enfant, respectivement des droits de l’enfant. Est-il envisageable de vouloir un « enfant sur mesure », sans handicap, avec des propriétés déterminées ? Les reprogrammations des cellules adultes féminines permettront-elles de choisir parmi un grand nombre d’enfants possibles ? C’est le sens d’un « eugénisme libéral » qui se pose de manière inédite.

    L’Université étant un lieu de discussion sereine, elle permet, mieux qu’ailleurs, des prises de position humanistes et nuancées. Puisque la question est interdisciplinaire, on fera appel à plusieurs spécialistes (médecins, biologistes, psychiatres, juristes, philosophes…) qui interrogeront la pratique actuelle de manière critique. 

     

  • De l'autonomie à la liberté (SP 19)

    L’esprit de la modernité consiste en l’invention de l’autonomie (Kant). Souvent elle est conçue comme une auto-fondation de soi (Sartre). Les conséquences sont quotidiennes, non seulement en bioéthique (autonomie reproductive, choix de la mort), mais en politique, dans l’éducation, la religion et l’invention des robots autonomes.  Mais il se peut que l’autonomie ne soit pas le dernier mot : ne convient-il pas de donner des axes à une liberté plus ample, enracinée dans la nature humaine ? Ce cycle de conférences a pour but de cerner ces notions, en montrer les racines, en expliciter les fondements de manière interdisciplinaire.

     

  • La crise de l'autorité (SP 18)

    Le constat semble sans appel : l’autorité s’effrite partout, en particulier dans la mentalité post-moderne. Aujourd’hui, qui dit autorité, dit crise de l’autorité, celle des parents, des professeurs, des médecins, des patrons, des hommes politiques, des représentants de la loi, des hommes d’Eglise, des intellectuels et même des forces de l’ordre. 

    Dans une société où règnent l’égalité et l’individualisme, un ordre hiérarchique peut-il régner ? L’autorité est-elle encore possible ? Y a-t-il un art spécifique de son exercice ? Face à l’abondance des recettes que propose la littérature ambiante, la philosophie permet-elle  d'approfondir la notion et de renouveler le sens de l’autorité ? Mais au fait, l’autorité est-elle encore souhaitable ?

    Plusieurs intervenants, issus de la psychologie, de la politique, de la médecine ou de la théologie éclaireront ces questions sous des jours nouveaux.

  • Dignité humaine et écologie (SP 17)

    Le discours écologique actuel a changé : il souligne l’importance de respecter la nature environnementale mais aussi d’instaurer plus de justice sociale afin d’éviter des catastrophes qui semblent imminentes. C’est pourquoi l’écologie implique également la promotion d’un authentique respect de la dignité humaine.

    C’est autour de la notion de « nature » que se noue le problème : la reconnaissance de la nature environnementale n’implique-t-elle pas aussi l’existence d’une nature humaine ? La personne humaine n’est-elle pas aussi soumise à un ordre qui lui préexiste et dont certaines finalités orientent son libre choix ?  Les devoirs envers l’environnement ne sont-ils pas intimement liés aux devoirs envers la personne et autrui (début et fin de vie, famille, relations sociales, modes économiques…) ?

    Diverses personnalités, expertes en écologie, sont invitées pour éclairer les aspects majeurs de la question.