Cycles de conférences

Des cycles de conférences sont organisés dans les enseignements du Pôle de recherche et d'enseignement "Vieillissement, éthique et droits".

  • De l'autonomie à la liberté (SP 19)

    L’esprit de la modernité consiste en l’invention de l’autonomie (Kant). Souvent elle est conçue comme une auto-fondation de soi (Sartre). Les conséquences sont quotidiennes, non seulement en bioéthique (autonomie reproductive, choix de la mort), mais en politique, dans l’éducation, la religion et l’invention des robots autonomes.  Mais il se peut que l’autonomie ne soit pas le dernier mot : ne convient-il pas de donner des axes à une liberté plus ample, enracinée dans la nature humaine ? Ce cycle de conférences a pour but de cerner ces notions, en montrer les racines, en expliciter les fondements de manière interdisciplinaire.

     

     

  • La crise de l'autorité (SP 18)

    Le constat semble sans appel : l’autorité s’effrite partout, en particulier dans la mentalité post-moderne. Aujourd’hui, qui dit autorité, dit crise de l’autorité, celle des parents, des professeurs, des médecins, des patrons, des hommes politiques, des représentants de la loi, des hommes d’Eglise, des intellectuels et même des forces de l’ordre. 

    Dans une société où règnent l’égalité et l’individualisme, un ordre hiérarchique peut-il régner ? L’autorité est-elle encore possible ? Y a-t-il un art spécifique de son exercice ? Face à l’abondance des recettes que propose la littérature ambiante, la philosophie permet-elle  d'approfondir la notion et de renouveler le sens de l’autorité ? Mais au fait, l’autorité est-elle encore souhaitable ?

    Plusieurs intervenants, issus de la psychologie, de la politique, de la médecine ou de la théologie éclaireront ces questions sous des jours nouveaux.

  • Dignité humaine et écologie (SP 17)

    Le discours écologique actuel a changé : il souligne l’importance de respecter la nature environnementale mais aussi d’instaurer plus de justice sociale afin d’éviter des catastrophes qui semblent imminentes. C’est pourquoi l’écologie implique également la promotion d’un authentique respect de la dignité humaine.

    C’est autour de la notion de « nature » que se noue le problème : la reconnaissance de la nature environnementale n’implique-t-elle pas aussi l’existence d’une nature humaine ? La personne humaine n’est-elle pas aussi soumise à un ordre qui lui préexiste et dont certaines finalités orientent son libre choix ?  Les devoirs envers l’environnement ne sont-ils pas intimement liés aux devoirs envers la personne et autrui (début et fin de vie, famille, relations sociales, modes économiques…) ?

    Diverses personnalités, expertes en écologie, sont invitées pour éclairer les aspects majeurs de la question.