Histoire du droit et droit des religions

L’Histoire du droit est une discipline pleinement juridique, qui cherche à comprendre la façon dont les institutions juridiques, de droit privé et de droit public, ont évolué dans le temps. C’est, par essence, une discipline à la vision large, qui ne saurait se contenter des périodisations communément admises. Dans le même sens, Jacques Le Goff n’a-t-il pas toujours et avec passion défendu l’idée d’un « long moyen âge » ! C’est aussi une discipline à la vision large d’un point de vue géographique, car, pas plus qu’il n’y aurait de sens pour l’historien du droit à admettre une coupure entre la fin du moyen âge et le début des Temps modernes, il n’y en aurait à enfermer la recherche et l’enseignement dans les frontières d’un Etat-nation. Bien au contraire, l’histoire du droit permet de constater une véritable « Renaissance » au plus tard à partir du XIIe siècle et, dans ce contexte, le développement d’une culture européenne commune.

Il est cependant possible – et même nécessaire – de distinguer deux périodes fondatrices : la Rome républicaine et surtout impériale d’un côté ; les derniers siècles du moyen âge occidental de l’autre. Les études médiévales en histoire du droit acquièrent ainsi un statut bien particulier, fondateur et pour cela fondamental. Aussi elles constituent le noyau central des deux cours proposés par la Faculté de droit : en IUR II, celui d’« Histoire du droit », et, en Master, celui, enseigné en anglais, de « English Legal History ». La genèse du droit en fonction d’un paradigme différent de celui du positivisme juridique (auquel nos démocraties modernes nous ont habitués au point d’en avoir fait l’unique modèle envisageable) sert de problématique commune à ces cours, dont l’ambition est, du coup, également de nourrir une réflexion critique au sujet du phénomène juridique dans son ensemble.

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Website des Lehrstuhls